Le 28 Octobre l’Alliance Évangélique Italienne a publié un communiqué pour informer qu’elle a refusé l’invitation de Paula White à une discussion avec le Sénat Italien qui s’est déroulée le 27 Octobre.
À l’image de l’Alliance Évangélique Européenne ou de l’Alliance Évangélique Mondiale, L’AEI est une institution faîtière qui permet aux différentes dénominations évangéliques de s’assurer une représentativité. L’AEI reproche à Paula White la nature des relations entre foi et politique qu’elle incarne et refuse de s’y associer, confirmant ainsi la tendance massive des institutions évangéliques à prôner la neutralité politique de la foi évangélique, ce qu’ont déjà fait l’Alliance Évangélique Européenne et l’Alliance Mondiale, ainsi que le CNEF en France.
Ce geste de refus de l’AEI est d’autant plus significatif que Paula White s’était rendue devant le Sénat pour défendre la liberté religieuse. Or, la liberté religieuse est un sujet d’inquiétude constante en Italie à cause de la constitution. l’AEI avait d’ailleurs tenu une conférence sur le même sujet devant ce même Sénat le 13 Février 2026. Visiblement, la volonté de clarté de l’AEI sur la question du rapport entre foi et politique prime sur la défense des intérêts qu’elle perçoit comme vitaux.
Le communiqué est accessible en ligne en italien, ICI, le voici traduit par Claude.ia :
Ideaitalia – Nouvelle série, Année X · n° 14 · 28 octobre 2026
L’Alliance évangélique italienne décline l’invitation à la rencontre avec Paula White
Une note du Conseil exécutif fédéral
Rome (AEI), 28 octobre 2026 – L’Alliance évangélique italienne a reçu l’invitation à participer, au Sénat de la République, à une rencontre du 27/10 avec Paula White et Jennifer Korn, consacrée à la liberté religieuse, à la protection des minorités et à la lutte contre les discriminations fondées sur la foi.
Nous remercions le sénateur Lucio Malan de l’attention institutionnelle témoignée à l’Alliance. Après une évaluation attentive, nous avons toutefois décidé de ne pas y participer.
La liberté religieuse et la protection des minorités constituent des thèmes essentiels de l’engagement public de l’AEI. C’est précisément pour cette raison que nous estimons qu’ils doivent être abordés en préservant avec une rigueur particulière l’autonomie des communautés de foi et la nécessaire distinction entre témoignage évangélique, pouvoir politique et intérêts partisans.
Nous nourrissons, en même temps, de profondes réserves théologiques à l’égard de la figure et du ministère public de Paula White, ainsi que du modèle de rapport entre foi et pouvoir politique qu’ils expriment. Notre décision ne procède d’aucun a priori à l’égard des institutions américaines, ni d’un alignement politique de signe opposé. Elle procède de la responsabilité de ne pas contribuer, même indirectement, à faire passer pour représentative de l’évangélisme une vision dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas.
Rendre publiques l’invitation et les raisons de notre choix nous semble un acte de transparence envers les institutions, l’opinion publique et nos membres. C’est aussi une invitation adressée à tous à réfléchir sur le rapport entre foi, représentation religieuse et pouvoir politique.




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